On this page, especially, you might come across violent topics as suicidal tendencies, sexism, racism, queerphobia, physical and psychological abuse .
Please take care of your sensibility

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Here will be a collection of fanzines i did, alone or with people
(i encourage more community project! but sometime is great to be a little lonely for speaking our personnal truth)
Essais sur les troubles du comportement alimentaire
Essais sur une trajectoir trans
Essais sur l'autorité parentale
Essais sur le vécu neuroatypique
Essais sur ma relation avec l'anti-racisme à destination des blanc.he.s: "c'est un prévilège de s'éduquer sur le racisme plutôt que de le vivre au quotidien" J'aime beaucoup cette phrase. Elle est claire et j'adore la clarté. Elle me met au défi, elle alimente mon white savior side qui été bien dopé par mon père dont les amoureuses après ma mère blanche étaient toutes noires et bien plus jeunes que lui. Bien heureusement pour moi elles m'ont éduquée car je ne pense pas que le poids éducationnel repose éclusivement sur les 2 géniteurices. Bien joué de son coté aussi à lui, elles justifiaient toutes ses violences parce que cette société raciste ne leur a jamais appris à être bien aimées. Je n'étais pas une bonne alliée pour elle lorsque j'étais enfant et elles ne l'étaient pas pour moi non plus. C'est compliqué l'intersectionnalité intra famililale lorsqu'on nous laisse pas prononcer un mot. Néanmoins, maintenant, je leur dis que je suis reconnaissante de leurs éducations et que je m'éduque seul.e à mon tour. Et que la haine que j'avais écrite déjà dans mon journal intime "crève papa" à 12ans est bien plus légitime maintenant aux yeux des féministes qui m'entourent et celles que je lis au quotidien. Merci à Bell Hooks, merci à Audre Lorde, merci à Claude-Emmanuelle Gajan-Maull, merci à Estelle Debris, merci à toutes les personnes racisées qui prennent la parole et s'expriment au sujet des violences racistes et sexuelles, nous offre la possibilité de les comprendre et de nous comprendre. Cette race blanche dont je fais partie j'en suis assez conscient.e depuis que je suis né.e. Le lingala faisait parti des langues qui m'entouraient, on me repetait souvent à la maison que j'étais blanche. Une scène en particulier nous a frappé ma mère et moi lors d'une représentation théatrale où on m'avait fait une black face et que des larmes avaient tirés des traits blancs le longs de mes joues. Le jour aussi où mon ami noir, très jeune, enfant, m'avait demandé de lui lisser les cheveux à l'aide d'une brosse. Je me souviens qu'il avait eu très mal, me répètant que je pouvais y aller plus fort. Cette image me reste encore à ce jour très forte dans mon esprit. Mon anti-racisme, qui est vraiment un mouvement quotiden et une réalisation nécessaire, il m'a été aussi entrainé par une grande relation que j'ai eu de 10 ans avec une personne racisée asiatique. Néanmoins il s'avère que c'est un homme cis (donc violente. cette relation, ou cette prison, a été un véritable traumatisme pour moi dont j'ai du mal à en parler de manière positive aujourd'hui). Mais avec mon entourage, toutes les personnes que je croise au quotidien, je n'ai pas envie de perpétuer ces violences. Je ne suis bien sûr pas responsable du racisme global mais il en va de notre volonté d'amoindrir les violences dont nous sommes les acteurs journaliers. Parlez-en entre blanch.e.s, parlez de votre lignée, parlez des violences qu'iels ont commis. Parlez de votre blanchité, ne la mettez pas sous le tapis. Vous être de la race blanche. Dominante, assasinante, esclavagiste du corps de personnes dont vous avez tiré profit.
Essais sur les relations hétérosexuelles
Essais sur ma relation avec le lesbianisme
Essais sur l'amitié
Essais sur le stress
Essais sur la haine
Essais sur l'importance des archives
Essais sur ma relation avec la musique
Essais sur le fait que je sois nul.le en communication alors que j'y réflechis tout le temps et c'est peut-être ça le soucis

L'une des remarques que ma mère me faisait le plus était la suivante: "Dis moi, parle, communique". Les hommes par contre adoraient que je me taise et je m'y conformais par envie de plaire. Devenir cette poupée inerte dont les sales mots ne creuseront pas ces rides hideuses que les grands discours font apparaître aux jolies jeunes filles, qui le resteront éternellement si elles se suicident à 27 ans.

Je dois beaucoup à ma mère. Maintenant que je n'ai plus envie de mourir parce que j'ai choisi le lesbianisme et la dicidence radicale; c'est à elle que je veux plaire. Il y a toujours cette envie. Ce désir d'être cet.te enfant parfait.e. Mon père m'a tué, ça c'est clair. Mais ma mère veut vraiment que je vive. Car parler, s'exprimer aux autres, c'est vivre en eux. Mon existence est trop lourde pour que je la vive seul.e. Alors maintenant j'essaye vraiment de communiquer. C'est compliqué, je vous le cache pas. Je pense même qu'on galère toustes, à des degrés différents, parce que je pense pas qu'on ait toustes envie de crever après quelques mots en peu maladroits.

Peut-être ai-je envie de trop plaire, j'ai beaucoup lu ça. Oui, c'est sûr, j'ai envie que l'autre soi bien avec moi. Pas toustes parce que je pense que y a des gigas nul.le.s et que si iels sont pas dérangé.e.s par ma présence c'est que j'ai pas encore bien appris à faire comprendre ce qui me déplait. C'est très très dur ça. Dire ce qui me dérange. "Là tu me déranges" Alors que c'est la base de la révolution. Déranger l'ordre établi en le dénonçant. Mais je reste là, béat.e, en espérant que l'autre comprenne qu'iel est un cliché de conformisme dont j'énumère les caractéristiques avec les autres voix dans ma tête. On en discute, on s'engueule, on débat. Je communique beaucoup avec tout ce beau monde qui m'est apparu petit à petit. Je ne sais pas depuis quand. Peut-être à partir du moment où une persone m'a fait douter de mes propres douleurs. Peut-être quand on arrêtait pas de me dire ce que je savais déjà. Alors tu te créés un univers alternatif car tout le monde te semble con; c'est logique quand on y pense juste un peu.

Essais sur ma relation avec le vandalisme
Essais sur ma relation avec les lettres et les correspondances
Essais sur ma relation avec internet, le monde digitale

L'organisation d'une journée se distingue en 2 grandes parties dorénavant: digitale/tangible.
Les deux cohabitent et se ressemblent.
Je peux choisir d'interagir avec les autres, me taire. J'y vis les mêmes peur: d'être vu.e, reconnu.e, d'être nul.le, pas assez bien, trop intense, ...
Les mêmes schémas finissent par s'y répéter.
Je termine par aller vers celleux qui me ressemblent, me comprenent; je me connecte. Nous avons maintenant 2 vies qui se chevauchent. Ce n'est plus étrange, ça fait partie de nous. On tend à comprendre l'imatérialité de nos existences. Les émotions, les sentiments, nos âmes, nos avatars, notre superficialité.

Essais sur la misandrie

Il ne se passe pas un jour sans que je me dise à quel point je hais les hommes. Chaque pas dans la rue, chaque pattern relationnel, chaque moyen de m'aimer un peu mieux, chaque rendez-vous chez la psy, chaque amie que je vois pleurer. Il était des moments où même entendre la respiration d'un homme, savoir leur existence, me rendait la vie impossible au point de vouloir en finir tellement la compréhension et la culpabilité de mon incapicité d'agir sur la globalité de nos souffrances collectives m'écrasait. Cette boule dans la gorge que chaque geste d'emprise sur mon corps d'enfant, de fille, d'adolescente a créé me brule de l'intérieur jusqu'à descendre dans le bas de mon ventre créant ces abscès de rage.
Cette haine je l'aime. Elle m'a sauvé. La misandrie représente pour moi une de mes plus belles victoires. Elle m'a appris à fuir, à dire difficilement non, à hurler au bon moment, ne pas rester tétaniser. Ne plus avoir aucun homme dans ma vie. Ne pas les regarder, leur répondre, comprendre qu'en fait ce sont des merdes, rien d'intéressant. Ce que tu dis mon gars, je le savais à 12ans. Tourner la tête vers la meuf à coté de toi et savoir qu'elle a sûrement bien mieux à dire mais que tu prends tout le temps de parole. Elle va dire une phrase de temps en temps que je vais m'efforcer de retenir car elles vont me soigner de toute la violence que tu dégages. Tout ça, je le pense au quotidien.
Néanmoins. Pour les adelphes trans ma misandrie je l'ai nuancée. Je l'ai même ravalée.
Néanmoins. Pour la futur génération, les petits gars que je croise et qui me donne de l'espoir. Je l'ai ravalée.

Je ne suis pas leur violence. Et j'apprends tous les jours à faire avec eux plutôt que sans eux, à nouveau.
Parce que j'ai pas le choix si je fais le geste d'aller vers l'avenir. Cette haine me tuera si je l'alimente encore.

Essais sur la joie
Essais sur la connaissance
Ca fait quoi d'être juifve
Essais sur l'indépendance émotionnelle