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Je rentre chez moi.
La nuit ne m'aura plus maintenant.
La chaleur de mon lit m'attire.
Les vêtements au sol seront balayés une prochaine fois.
Quand il n'y aura plus d'aller-retour.
Sans doute quand tout pètera, quand l'insomnie me rongera ou qu'une personne à impressionner viendra sonner. En attendant je ne suis pas lea concerné.e de mon propre désordre. Mon attention va s'évaporer sur les réseaux.
Chercher une reconnaissance.
Je rigole, je m'y sens bien. 3h passent.
23h. Les vêtements commencent à me hanter. Les bibliothèques semblent sans logique. Les posters tournent et les personnes réelles tapent à la porte de mon esprit. Tout le monde me manque d'un coup. Je dois être appeler à la réalité. Je dois m'ancrer. Je suis là. J'existe.
Je vois Nin en fermant les yeux. Je lui parle, je lui écris. Lui raconter ma journée. Quoi d'autre? J'peux lui dire quoi? Y a rien chez moi d'intéressant parce que je ne suis devenue qu'une enveloppe dépourvue de cette ancienne beauté qui faisait sa valeur. J'suis que mes symptômes, que mes stress, que ces histoires qu'on raconte et les théories qui traduisent les genstes comme moi. Une classe, une race, un genre, une anomalie étatique.
Qu'est-ce que je peux lui raconter pour ne pas remplir le vide par du vide?